2011/semaine 47
Il est là, quelque part, tapi dans l’ombre, prêt à vous tuer avant que vous n’ayez le temps de dire « ouf! » si vous avez le malheur de le déranger.
Cuirassé solitaire des recoins sombres, il répugne et fascine par sa dangerosité qui frappe sans prévenir.
Mais mince alors!
Voilà que j’en suis tombée amoureuse de ce scorpion, depuis que j’ai vu le génial « Drive » de Nicolas Winding Refn, je suis sous le charme, et j’y repense sans cesse…
J’ai d’abord craint ce « kid » qui pilote pour des courses poursuites hollywoodiennes, scénarisées le jour mais bien réelles la nuit, et planque des mains de ninja, rapides comme des dards, dans les poches de sa veste brodée d’un scorpion, semblable à un tatouage symbolique de mauvais garçon.
Puis je l’ai aimé, car cette veste ivoirine, je l’ai soudain vue briller, sous les rayons du soleil californien, telle l’armure d’un chevalier arborant la bête venimeuse comme emblème, et j’ai reconnu en lui les signes d’un homme valeureux, paré à affronter toute la voyoucratie locale pour l’amour idéal d’Irène, une jeune mère, mariée à un taulard.
Ce film de « mec », dont l’esthétique virile évoque parfois la BD ou encore la cinétique d’un jeu vidéo, m’a montré que le serment qui régit le code d’honneur d’un gangster peut flirter avec celui des héros légendaires.
Les contes m’avaient pourtant prévenue que parfois un prince charmant se cache sous les traits d’un animal peu ragoûtant…
D’ailleurs, la bande-son entêtante le confirme…
Dialogues suspendus dans les airs, comme un poste stéréo branché sur le chant doux et mélodieux de la conscience déchirée de ce garçon pas vraiment doué pour les grands discours, elle souffle à qui tend l’oreille ce que sa pudeur tait… son amour, sa loyauté et sa bravoure.
Depuis, elle me répète sans cesse les paroles troublantes du titre de Kavinsky, « Nightcall »:
« Je vais te dire quelque chose que tu ne veux pas entendre.
Je vais te montrer les coins sombres, mais n’aies pas peur. »
« Il y a quelque chose en toi, c’est dur à dire.
Ils parlent de toi, mec, mais tu restes le même. »
Et me reviennent en mémoire, la sérénité froide de ses yeux quand tout va de travers, ses mains qui glissent avec aisance sur les volants de bolides reflétant les lumières sirupeuses des néons de L.A. alors que la mort rôde…
Mes oreilles me font souffrir de persistance rétinienne…
Et je veux le revoir…
http://youtu.be/MV_3Dpw-BRY

Le contenu de ce site est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons. Cliquez ici pour le code juridique!
Les cibles:
Boire
(1)
Cherchez l’erreur …
(3)
Cinéma
(5)
Comment écrivez-vous ...
(5)
Concentré d’humeur
(9)
Coup de gueule
(1)
Coup de pouce
(1)
Culture
(13)
Dis-moi dix mots
(1)
En ce moment …
(7)
Insolite
(3)
Lunetier
(1)
Manger
(1)
Musique
(13)
Né dans la rue
(8)
Parlez-vous ...
(2)
Photo
(2)
Rétro ... mélancolie
(10)
S'amuser
(1)
Se balader
(6)
Se coiffer
(1)
Techno … logique
(2)
Ầ suivre …
(5)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)




1 commentaires:
Oui c'est le genre de film qui laisse scotcher sur le siège et entête encore plusieurs jours après visionnage....du cinéma quoi :p
Enregistrer un commentaire